Dans un raccourci évocateur qui relie le Brésil à la Jamaïque, la bossa au ragga, la saudade lusophone au skank caribéen, Flávia Coêlho conduit un album qui aime aller au plus vite d’un point à un autre. Juste après le morceau-titre en ouverture, il est question d’Amor e Futebol, avant que plus loin la chanteuse ne traverse l’Atlantique en 3’18 avec son De Paris à Rio. Frais, ce Bossa’muffin porté par la voix gentiment mutine de Flávia, installée à Paris depuis 6 ans, s’avale d’un seul trait. Principalement chanté en portugais, cet album se conclut sur un Liberdade au creux duquel résonnent comme un écho les mots d’égalité et de fraternité.